C’est quoi, au fait, les blessures d’enfance ?

Quand je parle de blessures d’enfance, je ne parle pas forcément d’une enfance marquée par un événement grave ou spectaculaire.
Et je n’utilise pas non plus le mot « blessure » comme un diagnostic.
Je parle aussi de toutes ces expériences, ces paroles, ces silences, ces manques ou ces situations répétées qui ont participé à nous construire. Certaines ont pu sembler insignifiantes aux yeux des adultes, tout en étant vécues très différemment par l’enfant que nous étions.

L’enfant apprend à s’adapter à son environnement

Enfant, nous apprenons énormément de ce que nous vivons autour de nous. Nous intégrons des façons de penser, de réagir, de nous comporter et d’entrer en relation avec les autres.

Notre cerveau et notre système nerveux apprennent progressivement à repérer ce qui semble favoriser la sécurité, le lien ou l’acceptation, mais aussi ce qui pourrait nous exposer au rejet, au conflit ou à la peur.
Certaines de ces expériences deviennent de véritables ressources dans notre vie adulte. Elles nous donnent de la force, de l’autonomie, de la persévérance et des valeurs sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.

Et puis il y a celles qui, des années plus tard, peuvent commencer à nous entraver.
Parce qu’une parole nous a blessée. Parce qu’il fallait être sage, forte, discrète, ne pas déranger. Parce qu’il valait mieux se taire que provoquer un conflit. Parce que nous avons compris qu’il fallait faire plaisir pour être aimée, réussir pour être reconnue ou nous débrouiller seule pour ne dépendre de personne.

À l’époque, nous n’avons pas forcément su que quelque chose nous blessait. Nous n’avions ni le recul ni les moyens de comprendre ce qui était en train de s’inscrire en nous.
Alors nous nous sommes adaptées.
Ces adaptations ne sont ni des faiblesses ni des défauts. Elles ont souvent représenté la meilleure réponse que nous pouvions trouver, à ce moment-là, avec notre âge, notre sensibilité et les ressources dont nous disposions.

Ce qui nous a protégées peut finir par nous limiter

Certains de ces réflexes, automatismes, injonctions et conditionnements peuvent continuer à fonctionner bien longtemps après que nous sommes devenues adultes.

Cela peut se manifester de mille façons : ressentir beaucoup de pression, avoir besoin de tout contrôler, culpabiliser dès que l’on pense à soi, se sentir fréquemment irritée ou sur la défensive, anticiper le pire, ne pas réussir à dire non, répéter certaines situations ou entendre régulièrement les mêmes reproches sans vraiment comprendre pourquoi.

Bien sûr, tous nos comportements ne viennent pas nécessairement de notre enfance. Notre tempérament, les événements vécus plus tard, notre environnement actuel et les relations qui nous entourent continuent aussi à nous influencer.

De la même manière, une expérience semblable ne produit pas les mêmes effets chez toutes les personnes. Sa répétition, son intensité, l’âge auquel elle survient et la présence — ou l’absence — d’un adulte sécurisant peuvent changer la manière dont elle est vécue.

Mais ce que nous appelons parfois « notre caractère » peut aussi être une ancienne stratégie d’adaptation qui continue à faire son travail alors que le contexte, lui, a changé.

Et c’est souvent lorsque ces comportements commencent à nous peser, à se répéter ou à nous empêcher de vivre comme nous le souhaiterions que nous pouvons commencer à nous demander :
Est-ce que certaines de mes façons de réagir aujourd’hui appartiennent encore à l’enfant que j’ai été ?

Comprendre pour retrouver une liberté de choix

Reconnaître une blessure d’enfance, ce n’est pas accuser son passé ni chercher à tout prix un responsable. Ce n’est pas non plus considérer que tout serait joué d’avance.
C’est regarder avec davantage de compréhension ce qui s’est construit en nous. C’est reconnaître ce qui nous a aidées à avancer à une époque et discerner ce qui, aujourd’hui, demande peut-être à être accueilli ou transformé autrement.

Lorsque nous comprenons mieux l’origine de certains automatismes, nous pouvons progressivement cesser de les subir. Nous pouvons apprendre à reconnaître ce qui se passe en nous, retrouver un sentiment de sécurité intérieure et choisir une réponse plus ajustée à la personne que nous sommes aujourd’hui.

C’est notamment ce que je propose d’aller explorer dans Éclosion : non pas retourner dans le passé pour y rester, mais comprendre ce qui continue d’influencer notre présent, accueillir ce qui demande encore à l’être et retrouver davantage de liberté dans nos choix, nos relations et notre manière de vivre.

Et si tu te demandes si certains de tes comportements, réactions ou automatismes t’empêchent aujourd’hui de t’épanouir pleinement, je te propose que nous en parlions lors d’une première rencontre Reliance.

Un temps pour faire le point ensemble, simplement. 🌿

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *